Budget 2026
DANS UN MONDE INCERTAIN, NOUS TROUVONS UN CHEMIN RÉALISTE
Nos objectifs sont triples : ne pas augmenter les impôts locaux, laisser la Commune dans un bon état financier pour la prochaine équipe municipale, et continuer malgré tout à investir pour le bien-être de nos concitoyen.
Surprise ! De nouveau, pas de budget national au 1er janvier...
Et donc fort peu d’indications sur bon nombre d’éléments qui sont nécessaires aux collectivités locales pour construire leur budget : les dernières décisions parlementaires nous laissent entrevoir une situation qui ne sera pas aussi grave que ce que nous avons pu craindre, mais la facture du soutien au budget national, pour le bloc communal (communes et communautés de communes), s’élèvera probablement à 18 millions d’euros. Autant d’argent qui n’apparaîtra pas dans nos projets d’investissements pour 2026.
Lassitude et résignation n’étant pas dans nos options possibles, nous nous sommes attelés à la construction de ce dernier budget du mandat, qui est aussi le premier budget du prochain mandat, en jonglant avec plusieurs incertitudes, contraintes et objectifs.
Outre les incertitudes liées à l’absence de budget national, nous sommes aussi confrontés à une inconnue importante concernant l’obligation de construction de logements sociaux et la pénalité associée. Nous entrons en effet, en 2026, dans une nouvelle période triennale pendant laquelle les règles de calcul de notre pénalité SRU vont être redéfinies. Plusieurs facteurs déterminent ce calcul, parmi lesquels l’appréciation que l’État va porter sur nos efforts dans ce domaine. En l’occurrence, il s’avère que nous avons largement dépassé nos obligations de la précédente triennale grâce, entre autres, à notre projet de rénovation et d’extension de l’EHPAD qui apporte à lui seul 84 nouveaux
logements sociaux sur la Commune. Mais rien ne garantit que l’État partagera notre satisfaction, ni que d’autres facteurs sur lesquels nous n’avons aucune prise ne viendront pas perturber ce schéma optimiste, en particulier le taux de tension sur le logement social dans l’aire Grenobloise, qui peut faire passer le taux de logement social à réaliser de 20 % à 25 %.
D’autres incertitudes pèsent sur les taxes relatives à l’activité immobilière dans notre Commune (droits de mutation, taxe d’aménagement) qui peuvent représenter des montants importants.
En résumé, une extrême prudence s’impose dans tous ces domaines. Les contraintes, c’est-à-dire les modifications budgétaires que l’État nous impose, sont multiples : l’emprunt forcé que l’État fait auprès des Collectivités locales et qui sera peut-être partiellement remboursé un jour, l’augmentation des cotisations retraites du CNRACL, et bien d’autres.
Quant à nos objectifs, ils sont triples : ne pas augmenter les impôts locaux, laisser la Commune dans un bon état financier pour la prochaine équipe municipale, et continuer malgré tout à investir pour le bien-être de nos concitoyens.
Beaucoup d’efforts ont été réalisés dans la limitation de nos dépenses de fonctionnement, ce qui nous permet de dégager suffisamment de capacité d’autofinancement et devrait nous permettre d’atteindre ainsi nos trois objectifs.
